Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) organise depuis ce jeudi 07 mai et ceci pour trois jours à Lomé un atelier régional d’évaluation des parcs technologiques agricoles (PTA) mis en œuvre dans le cadre du Programme de résilience des systèmes alimentaires (FSRP/PRSA) en Afrique de l’Ouest.
Cette rencontre réunit les responsables des parcs technologiques agricoles, les spécialistes du suivi-évaluation, les responsables financiers ainsi que plusieurs institutions partenaires impliquées dans la mise en œuvre du programme dans différents pays de la sous-région.
L’objectif principal de l’atelier est d’évaluer les activités réalisées au cours de la campagne agricole 2025, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir les améliorations à apporter pour l’année 2026.
[1]Le Programme de résilience des systèmes alimentaires est une initiative régionale visant à renforcer la sécurité alimentaire à travers le développement de technologies agricoles innovantes, la gestion durable des systèmes de production et l’intégration des marchés agricoles régionaux.
Dans ce cadre, le CORAF a mis en place des parcs technologiques agricoles destinés à faciliter le transfert des innovations issues de la recherche vers les producteurs et les acteurs du secteur agricole.
Selon le Professeur Niéyidouba Lamien, Gestionnaire de programmes au CORAF et coordinateur de la composante 2 du programme FSRP, ces parcs jouent un rôle central dans la diffusion des technologies agricoles.
[2]« Il s’agit d’une démonstration des produits issus de la recherche où nous invitons les acteurs ainsi que les utilisateurs à participer à des journées portes ouvertes et à des visites guidées afin de découvrir les technologies mises en démonstration. À l’issue de ces visites, ils peuvent manifester leur intérêt ou leur volonté d’acquérir ces innovations, et nous travaillons ensuite à mettre ces produits à leur disposition », a-t-il expliqué.
Le responsable du CORAF souligne également que la rencontre de Lomé permettra d’analyser les résultats obtenus au cours de l’année écoulée.
« L’objectif est d’évaluer le travail réalisé au cours de l’année 2025 : identifier ce qui a fonctionné, ce qui n’a pas marché et les corrections à apporter pour l’année 2026. C’est tout l’objet de la réunion et de l’atelier qui se déroulent actuellement », a indiqué le Professeur Niéyidouba Lamien.
Les parcs technologiques agricoles permettent notamment aux producteurs et aux décideurs politiques d’observer directement les performances des variétés améliorées dans les champs de démonstration.
[3]« Prenons un exemple simple : dans ces parcelles, vous trouverez des variétés de manioc mises en culture. Nous invitons les producteurs ainsi que les décideurs politiques à venir les visiter tout au long du cycle de production, depuis la levée des plantes jusqu’à la récolte », a-t-il précisé.
Pour le coordinateur de la composante 2 du FSRP, ces technologies contribuent fortement au renforcement de la sécurité alimentaire dans les pays de la sous-région.
« Les technologies développées par la recherche ont pour objectif de booster la production agricole. Il s’agit généralement de variétés à haut rendement, tolérantes à la sécheresse, aux inondations ou encore aux maladies », a-t-il conclu.
À travers cette rencontre organisée à Lomé, le CORAF ambitionne de renforcer l’efficacité des parcs technologiques agricoles et d’accélérer l’adoption des innovations agricoles par les producteurs afin d’améliorer durablement la résilience alimentaire en Afrique de l’Ouest.

